APPEL

« Ensemble

pour les plus fragiles ! »

Alors que la Convention citoyenne sur la fin de vie est ouverte depuis le 9 décembre, un appel est lancé par notre collectif Soulager mais pas tuer, parrainé par Philippe Pozzo di Borgo, dont l’histoire est à l’origine du film Intouchables.
Aidons-nous à vivre, pas à mourir

Ajoutez votre voix à celle des plus fragiles en signant cet appel dès maintenant !

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Appel "Ensemble pour les plus fragiles !"

Aidons-nous à vivre, pas à mourir

Alors qu’est lancé un processus participatif qui pourrait inciter la France à légaliser le suicide assisté ou l’euthanasie, nous, les plus fragiles, avec ceux qui nous entourent et nous soutiennent en appelons à la sagesse de nos concitoyens chargés de réfléchir à la fin de vie.

Personnes incontinentes, souffrantes, paralysées, désorientées, porteuses de handicap ou de maladies invalidantes, victimes des séquelles d’accidents, traumatisés crâniens, malades psychiques, nous nous sentons encore plus fragilisés par ce débat !

Beaucoup de « bien-portants », sans même nous connaitre, nous décrètent malheureux et pensent qu’ils préfèreraient ne plus vivre que de vivre avec nos incapacités. Mais qu’en savent-ils ? Que savent-ils du chemin que nous avons fait pour consentir à notre situation ? Que savent-ils des ressources vitales que nos épreuves ont révélées ou renforcées ? 

Certains nous jugent carrément inutiles et même coûteux, voire indignes de vivre. Ils applaudissent ceux qui vont se suicider à l’étranger en désespoir de cause, comme si nous devions faire de même. C’est ce qui nous fait le plus mal. 

Nous faudrait-il renoncer au courage de vivre ? Faudrait-il que nos soignants et nos proches abandonnent leurs efforts, eux qui nous aident à apaiser et surmonter nos difficultés ? Nous avons tous besoin d’un regard qui nous considère et nous fait vivre, pas de réflexions sur un prétendu « droit de choisir sa mort ». 

Que nous soyons bien ou mal portants, nous sommes tous 100% vivants. Que dire aux maillons les plus faibles de cette chaîne humaine que constitue notre société ? N’est-ce pas justement leur fragilité qui nous invite à les protéger ? Car c’est le maillon le plus fragile d’une chaine qui détermine sa solidité. 

Les « plus fragiles » ont particulièrement besoin de solidarité, mais – soyons lucides –  les « valides » aussi ! Dans un monde où nous devons compter les uns sur autres pour nous nourrir, nous vêtir, nous chauffer, nous soigner, vivre en sécurité, qui peut s’affirmer totalement « autonome » ? Nous avons tous besoin des autres pour vivre : la présence des plus fragiles, au cœur de la société, vient le rappeler à tous. Elle peut aussi aider ceux qui quitteront un jour le monde des « bien-portants » à conserver le goût de vivre jusqu’au bout.

Chers concitoyens qui réfléchissez à la fin de vie, avec la force de notre fragilité, nous vous le demandons pour le bien de notre société : 

  • Ne poussez personne à la désespérance, à l’auto-exclusion, au suicide ou à l’euthanasie. 
  • Protégez-nous d’une prétendue liberté de mourir qui presserait certains de nous quitter.
  • Réaffirmez le droit de chacun d’être aidé à vivre, et jamais à mourir.

Alors la société que nous construisons ensemble sera plus humaine.

Philippe Pozzo di Borgo
Porte-parole de Soulager mais pas tuer

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La Convention citoyenne sur la fin de vie, pilotée par le Conseil économique, social et environnemental, débute le vendredi 9 décembre.

Mais de quoi s’agit-il ?

185 citoyens tirés au sort vont se réunir jusqu’en mars pour réfléchir sur les conditions actuelles d’accompagnement de la fin de vie en France.

Les membres de la Convention s’appuieront sur un socle documentaire fourni par le CESE. Ils décideront qui consulter et comment conclure.

Un débat en 3 phases

  • 9 décembre-janvier 2023 : appropriation du sujet et rencontres entre les citoyens
  • Janvier-février 2023 : délibérations et auditions de personnalités et d’organisations
  • Février-mars 2023 : conclusion du débat

L’enjeu

Répondre à la question : « Le cadre de l’accompagnement de la fin de vie est-il adapté aux différentes situations rencontrées ou d’éventuels changements devraient-ils être introduits ? »

Attention danger !

Ce débat fragilise les plus vulnérables qui doivent être protégés de l’euthanasie et du suicide assisté.