[ALERTE] Mercredi 21 janvier 2015 – Journée nationale de mobilisation contre l’euthanasie

23 Déc, 2014Communiqué de presse

Mobilisation 21 janvier contre l'euthanasie avec soulager mais pas tuer

Le mouvement Soulager mais pas tuer appelle à une Journée nationale de mobilisation contre l’euthanasie et pour les soins palliatifs le mercredi 21 janvier 2015. Cette journée d’action se traduira par des initiatives multiples, dans toute la France, et un rassemblement dans la capitale, à proximité de l’Assemblée nationale.

Cette mobilisation se tiendra le jour même où les députés seront rassemblés pour un débat déterminant sur l’opportunité d’une nouvelle loi sur la fin de vie, débat demandé par François Hollande le 12 décembre lors de la réception du rapport Claeys-Leonetti.

Soulager mais pas tuer s’oppose à l’euthanasie sous toutes ses formes et au suicide médicalement assisté, et soutient l’accès généralisé aux soins palliatifs. Jusqu’à ce jour, la promesse présidentielle d’un plan de développement des soins palliatifs ne s’est pas réalisée : Soulager mais pas tuer demande que le gouvernement passe des paroles aux actes.

Par ailleurs, Soulager mais pas tuer est alerte contre la pratique d’une euthanasie masquée : l’expression « sédation profonde jusqu’à la mort », contenue dans la proposition de loi des députés, est ambigüe. Le Premier ministre, qui a promis de rechercher le consensus au Parlement, a avoué vouloir éviter « les mots qui fâchent » et avancer sur le sujet de la fin de vie « par paliers » ; Soulager mais pas tuer est donc particulièrement vigilant contre l’usage d’expressions et de concepts à double-sens, qui visent à l’évidence à dissuader toute mobilisation.

Regroupant des soignants, des personnes handicapées ou âgées, des professionnels du grand âge et d’autres citoyens usagers du système santé, tous concernés par la protection des personnes les  plus vulnérables, le mouvement unitaire Soulager mais pas tuer est soutenu par une dizaine d’associations et parrainé par Philippe Pozzo di Borgo, tétraplégique à l’origine du film Intouchables. Il demande le maintien de l’interdit de tuer, fondement de la confiance entre soignants et soignés et la mise en œuvre par les pouvoirs publics d’un plan de développement des soins palliatifs sur tout le territoire pour soulager et accompagner les personnes dans le respect de leur dignité.

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L'appel

Rejoignez le mouvement, dites non à l’euthanasie et oui au développement des soins palliatifs

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Les soins palliatifs

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L’engrenage de l’euthanasie

L’euthanasie des personnes en fin de vie n’est qu’un début…

7 Commentaires

  1. Josiane Ghélas

    Si des personnes préfèrent se suicider, elles sont libres de le faire mais seules. Qu’elles prennent donc les dispositions nécessaires avant leur entrée dans un service de soins où le personnel n’a pas pour vocation de tuer mais de soigner. Accompagner jusqu’à la mort naturelle sans la provoquer et en soulageant les souffrances physiques et psychologiques voilà la véritable dignité des humains.

  2. saint-bauzel

    « primum non nocere » est le commandement principal de la pratique médicale , il rejoint le commandement qui fonde toute civilisation et qui ne souffre aucune exception, « tu ne tueras pas ». Quel principe nous permettrait depasser outre à ces commandements? parce que nous sommes hyper civilisés et tellement plus sages qu’il y a 70 ans? quand on voit ce qui est perpétré comme crimes de guerre, rappeler nos valeurs en s’y accrochant fermement me semble la seule voie raisonnable jfsb

  3. Volff

    Je ne vois pas « sédation profonde jusqu’à la mort » dans le texte de la proposition de loi.

  4. Volff

    Attention, il y a deux propositions de loi. La première, de Massonnaud et divers, entre autres Noël Mamère et Cécile Duflot, de l’ADMD, est renvoyée en commission, débats commençant le 21 Janvier. Elle contient bien les mots « euthanasie » et « suicide assisté ». L’autre proposition, celle de Claeys et Léonetti, contient la sédation terminale, entendue comme associée à l’arrêt de l’hydratation et de la nutrition, qui sont qualifiés de « traitements » et non de « soins ». C’est faire mourir de fin et de soif sous anesthésie. Celle-ci sera débattue en Mars. Donc, les députés auront à choisir entre l’euthanasie claire et nette et l’euthanasie masquée, à moins qu’ils ne confondent les deux et votent soit l’une, soit l’autre, soit les deux.

  5. Croizé-Pourcelet

    Vous n’indiquez ni l’endroit ni l’heure du rassemblement : ils sont urgents et indispensables.
    Bien à vous.

  6. Renaud de Montety

    Le texte Leonetti-Clayes que j’ai lu prévoit une sédation terminale en vue de donner la mort et prévoit même de le faire sans le consentement de la personne si celle-ci n’est pas en état de se prononcer. Ils prétendent que ce n’est pas de l’euthanasie alors que c’en est et même pire puisqu’ils se passent du consentement. Le droit à tuer, avec ou sans consentement, c’est détruire la loi, c’est détruire toute possibilité de loi.

    Comme Croizé-Pourcelet, j’aimerais connaitre le lieu de rendez-vous, en ce qui me concerne c’est pour la manif à Lyon.

  7. Auguste C.

    Quand on endort quelqu’un avec l’intention de ne pas le réveiller et en le privant d’hydratation, on le tue volontairement. C’est une euthanasie à peine différée par un court temps de sommeil.
    La sédation profonde et continue jusqu’au décès est un meurtre.
    C’est un meurtre prémédité : un assassinat.
    Le rapport Claeys-Leonetti « créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie » propose de mettre fin à l’interdit du meurtre en France.

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