Non à l’euthanasie masquée – Discours de la mobilisation du 21 janvier

21 Jan, 2015Actualités

Chers amis,

Si nous sommes réunis ici, si nous construisons simultanément dans près de 60 villes de France, cette grande chaîne de solidarité et de vigilance contre l’euthanasie, c’est parce qu’aujourd’hui même, à l’Assemblée nationale, se tient un débat à hauts risques à la fois biaisé, et dangereux.

Ce débat est biaisé parce que ce mot d’euthanasie, qui est dans toutes les têtes, le gouvernement a choisi de ne pas le prononcer, non pas pour l’exclure, mais pour tenter de le contourner. Le premier ministre, Manuel Valls, ne s’en est pas caché lorsqu’il a parlé d’éviter « les mots qui fâchent » pour avancer par « paliers« .

Mais ce n’est pas contre les mots euthanasie ou suicide assisté que nous nous mobilisons, c’est contre la réalité que ces mots représentent : le fait de provoquer délibérément la mort, plutôt que de prendre soin d’une personne désespérée, très âgée, dépendante ou malade.

Or, justement, avec ce prétendu droit à une « sédation profonde et continue jusqu’au décès », cette sédation qu’on nous présente comme la solution, ne serait, dans bien des cas, qu’une euthanasie. Une euthanasie masquée, dissimulée, déguisée.

Pourquoi donc ce masque, cette dissimulation et ce déguisement ? Le président de la République et son Premier ministre l’ont parfaitement explicité : pour pouvoir affirmer qu’il y a un « consensus ». Car ils ont promis ce consensus au Parlement sur la fin de vie.

Mais justement, il n’y a pas de consensus sur ce qu’il faut bien appeler cette « salade empoisonnée ». C’est ainsi que nous pouvons nommer cet étrange concept de sédation qui mélange celle qui est légitime (exceptionnelle et en principe réversible), à la sédation terminale assortie de l’arrêt d’alimentation et d’hydratation qui a bel et bien pour objectif et comme effet de faire mourir dans un bref délai.

D’éminentes personnalités ont clairement dénoncé ce risque, à commencer par le professeur Bernard Debré ainsi que par le docteur Bernard Accoyer, ancien président de l’Assemblée nationale. Comme beaucoup d’autres experts, ils sont favorables au maintien de l’équilibre de la loi fin de vie de 2005, dont l’abandon nous ferait glisser insidieusement vers l’euthanasie.

Ce débat biaisé est également à hauts risques parce que les parlementaires de plusieurs partis, et le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone lui-même, ne veulent pas en rester à la proposition gouvernementale. Ils ont déjà promis d’aller encore plus loin par des amendements légalisant explicitement l’euthanasie et le suicide assisté.

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