
La proposition de loi relative à l’accompagnement et aux soins palliatifs a été votée à l’unanimité en première lecture à l’Assemblée nationale. Les engagements à généraliser les soins palliatifs sont bienvenus alors que la moitié des Français qui en auraient besoin n’y ont pas accès.
L’instauration d’un droit opposable aux soins palliatifs ne doit cependant pas cacher que la vraie question est de se donner les moyens pour les déployer partout en France. La proposition de loi vise essentiellement à assurer la mise en place du plan décennal annoncé par le gouvernement en 2024 et à voter une loi de programmation d’ici décembre 2025. En l’état, cette loi ne garantit pas que les Soins Palliatifs auront les moyens de leur développement pour les années à venir, d’autant que l’évolution démographique des séniors n’est pas prise en compte.
Mais tous ces efforts, si louables et bienvenus soient-ils, ne devraient en aucun cas servir d’alibi à la légalisation du suicide assisté et de l’euthanasie. D’autant que l’aide à mourir si elle était votée, entrerait immédiatement en vigueur alors que les soins palliatifs nécessiteraient dix ans à se généraliser.
Attention au « deux poids, deux mesures » : si nous abandonnons les patients les plus vulnérables, au moment-même où ils ont le plus besoin d’être soulagés et entourés, ils n’auront plus envie de se battre et céderont à la mort.
Le moment est plus que jamais à soulager, pas à tuer.
En savoir plus sur nos actions : https://www.soulagermaispastuer.org/nos-actions/








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