« Soulager mais pas tuer » réagit aux conclusions du rapport Claeys-Leonetti remis au Président de la République et s’inquiète du contournement des mots ‘’euthanasie’’ et ‘’suicide assisté’’ sous l’expression « sédation profonde et continue jusqu’au décès », évoquée comme un nouveau droit et une obligation pour certains cas spécifiques (p.20 à 23 du Rapport). Ceci confirme la menace d’une euthanasie déguisée.

La sédation en phase terminale, prenant le risque d’accélérer exceptionnellement la survenue du décès, peut être légitime. En revanche, une sédation qui a pour intention et résultat de provoquer rapidement la mort est une euthanasie. Jouer avec ces mots, c’est introduire une grave confusion qui risque d’insécuriser les patients qui douteront de l’intention réelle de ceux qui les soignent.

Quant aux directives anticipées, les rendre ‘’contraignantes’’ n’est acceptable que si l’on privilégie toujours le dialogue entre soignants et soignés.

La focalisation du débat sur ces questions présente un risque majeur : celui de favoriser de façon systématique et déshumanisée l’application de protocoles de fin de vie anesthésiques répondant à l’angoisse, non plus par une écoute et par un accompagnement, mais par un endormissement anticipé coupant toute conscience et toute relation.

« Soulager mais pas tuer » note positivement l’annonce de François Hollande de développer les soins palliatifs avec la mise en place d’un plan triennal, une priorité attendue depuis 2012 par tous les Français. L’abstention du gouvernement sur ce sujet n’a que trop duré : il faut passer aux actes.

En conclusion, « Soulager mais pas tuer » entend suivre de près le calendrier parlementaire. Et s’il se confirme que l’interdit de tuer est remis en cause, le mouvement appellera les Français à descendre dans la rue pour réclamer une vraie protection des personnes les plus vulnérables contre la douleur physique et la souffrance morale, et pour l’accompagnement du patient et de ses proches.

« Il faut aider à vivre, pas à mourir. Le respect de la dignité de chacun passe par le respect de son droit à l’imperfection ». Philippe Pozzo di Borgo, parrain de Soulager mais pas tuer.

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Le collectif de défense contre les dérives euthanasiques.

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